Robe de re-mariée

Aujourd’hui est un jour un peu spécial : il y a 1 mois jour pour jour, mon mari et moi renouvelions nos vœux de mariage. Et pour l’occasion, j’ai bien sûr voulu coudre ma robe! C’était un peu un clin d’œil à ma maman qui avait confectionné ma robe de mariée il y a 10 ans, et la sienne à son propre mariage (sous la directive de ma grand-mère). Je me suis dit qu’il était temps de reprendre la tradition familiale et de me lancer dans ce grand projet. Parce que oui, il y a 10 ans, j’étais beaucoup trop novice pour me risquer à me lancer dans ce gros projet!

Les Tissus

Les plus beaux de tous bien sûr! J’ai arrêté mon choix sur des tissus de chez Amandine Cha qui reste moi la plus belle qualité qui soit dans les tissus bios en ce moment. En plus c’est une fabrication française, que demander de plus? J’ai peu hésité sur le sujet, j’avais demandé des échantillons et j’ai très rapidement arrêté mon choix sur un satin de coton et une mousseline de coton. Je n’ai pas du tout été déçue, le touché est sublime et le tombé juste magnifique.

Le Patron

Je suis partie d’un patron de chez Make my lemonade, la magnifique robe Chiara. Au départ je voulais refaire le modèle à l’identique, mais c’était sans compter sur ma légendaire indécision et mon aptitude à me compliquer la vie…J’ai tout de même coupé une toile et j’ai cousu les morceaux en respectant scrupuleusement les instructions du livret (plutôt claires soit dit en passant). Résultat : un col trop large et une jupe trop ample.

Le Bustier

Je me suis donc lancé dans les premières modifications du modèle de base, en commençant par le col (type col bateau), vraiment beaucoup trop grand pour moi. N’étant pas du tout à l’aise avec le patronage femme, j’ai un peu tâtonné avant de trouver la bonne méthode (bon et j’ai aussi pris le joker « appel à un ami »). Il m’a fallu un peu de temps avant de comprendre la méthode pour « pivoter le patron », mais au final ce n’est pas si compliqué. Ça nécessite tout de même quelques tests avant de trouver les bonnes mesures.

J’ai ensuite voulu en modifier le dos, beaucoup trop sage à mon goût. Je me suis souvenue du magnifique top de Vanessa Pouzet : Back is back. Un modèle que j’ai réalisé il y a quelques temps déjà et qui tombait merveilleusement bien sur moi. J’ai longuement observé la découpe du dos puis j’ai redessiné le patron de ma robe Chiara en conséquence. Résultat : un joli dos nu sur un buste bien sage.

La Jupe

Une fois le bustier ajusté à mes mensurations et à mon goût, je me suis attelée à modifier la jupe. Sur le modèle d’origine c’est une jupe froncée, mais là aussi très très large pour mon petit gabarit, même en coupant la taille la plus petite. Après mûres réflexions je me suis décidée à faire une jupe droite toute simple. J’avais en tête une robe très simple, pas obligatoirement une robe de mariée d’ailleurs, que je pourrais remettre en d’autres occasions.
Pour ne pas couper au pif dans mon métrage, je suis partie d’un patron de jupe soleil que j’ai allongé (je la voulais jusqu’aux pieds) et affiné au niveau des hanches. Malheureusement j’ai oublié que j’avais des fesses et il m’a été impossible de rentrer dans la jupe au premier essayage! Du coup 2 options s’offraient à moi : soit perdre une fesse, soit rajouter un pan de tissu. Au final c’était une erreur bénéfique puisque la jupe fait beaucoup plus chic avec ce pan situé à l’arrière, entre le côté et le dos.

Les derniers Détails

J’avais une peur avec cette robe, c’est qu’elle soit tellement simple qu’elle ne soit pas assez chic. Je me suis longuement regardée dans le miroir en me demandant si ça ne faisait pas trop chemise de nuit. Et puis d’un coup j’ai eu un déclic ! J’ai retourné la robe et mis la mousseline de coton à l’extérieur plutôt qu’en doublure. Bien sûr du coup la pose de la fermeture invisible s’en est trouvée plus compliquée, mais avec beaucoup de patience j’en suis venue à bout sans avoir à refaire plusieurs fois.
J’ai aussi décidé de rajouter une fente dans le dos de la jupe jusqu’à mi-cuisses pour une touche plus glamour et sexy, puis d’apporter une note d’élégance avec un ruban de dentelle (de Calais s’il vous plaît!) pour en faire une ceinture, que j’ai cousue à la main et nouée dans le dos.

Conclusion

Au final j’ai passé énormément de temps à réfléchir sur le modèle, puis à retravailler ledit modèle. Je voulais une robe unique, blanche bien sûr, pour rappeler une robe de mariée  (mais qui ne soit pas trop robe de mariée – vous me suivez toujours?),  une robe simple mais qui fasse effet « waoou! ».
Le résultat me rend assez fière, j’ai réussi à imaginer et coudre cette robe toute seule (alors que les vêtements pour femme ne sont pas ma spécialité), et sans mannequin de surcroit! J’ai aussi cousu mon premier ourlet invisible à la main sur de la mousseline.

Si c’était à refaire? Je n’hésiterais pas. Ce n’est pas ce que je disais une fois la robe terminée, mais avec du recul et malgré mes nombreux doutes et quelques découragements, je crois que j’ai pris beaucoup de plaisir à confectionner un modèle unique à mes mesures (et à mes goûts!!).

Et oui, si vous vous posez la question, elle a bien fait « effet waoou » le jour J. Le plus beau compliment reste le « Elle est très jolie et parfaitement réalisée » de ma maman 🙂

 

Robe-mariee-devant
Robe de re-mariée – Devant
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Robe de re-mariée – Dos

 

 

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